Dépêche d’Amérique [1] annonçant le grand succès de la Marche. Arrivée de quelques délégués, M. von Baligand, de Lesimple. Le premier nous explique pourquoi les représentations organisées au bénéfice de Bayreuth n’ont rapporté que 300 thaler alors que les œuvres de R. font toujours salle pleine. Après que le Roi eut ordonné la répétition sur les incitations de M. von Baligand, cette décision n’avait pas été suivie d’effet pendant longtemps; puis, mise en garde, l’intendance du théâtre avait décommandé à cause d’une chanteuse malade une représentation de Lalla Rukh [2] (l’œuvre qui a le moins de succès parmi toutes celles de l’ancien répertoire) qu’elle avait remplacée par celle de Tannhäuser en faisant imprimer en petites lettres sur la dernière page des programmes la note « afin de permettre l’acquisition de billets de souscription ». — R. craint d’avoir fait une sottise en engageant Mille Scheffsky pour le rôle de Sieglinde.
[1] La dépéche est jointe au Journal: » Le Herald écrit que la Marche survivra jusqu’au procham Centenaire, énormes applaudissements. Steinway « .
[2] Épopée en vers de Thomas Moore traduit par La Motte-Fouqué en 1822 sous le titre . Lalla Rukh, la princesse Mongole »; ce texte servit de base à R. Schumann pour son oratorio Le Paradis et l Péri • (1843) et à Anton Rubinstein pour son opéra « Feramors (1863); l’opéra le plus souvent représenté était celui de Félicien David (1862).
