Je suis montée avec R. au théâtre l’une de ces journées, les échafaudages ont été enlevés, le coup d’œil que l’on a de la scène comme de la salle est sublime, cela donne tout de suite limpression d’un rêve; impression mélancolique et sublime! Comme l’esprit qui se manifeste ici a été peu compris de manière véritable, il est comme détaché du monde; le coucher de soleil me renvoie le beau tableau de l’édifice; ce n’est pas l’aurore! Je pense beaucoup, beaucoup à Hans!
Aujourd’hui lundi, R. est très content de M. Unger qui répète à nouveau après avoir été longtemps très fatigué. M. Schlosser est là lui aussi, il a des exigences très élevées. J’écris les enveloppes pour les membres d’honneur. Le soir, nous avons M. Brassin[1] , le violoniste de Breslau; — plusieurs artistes sont déjà là et l’on pourrait se réjouir du travail qui nous attend si nous n’étions pas abattus par les inquiétudes et par les expériences dont nous nous faisons un devoir de ne pas parler.
[1] Gerhard Brassin, frère de Louis Brassin (voir le 29 août 1871); chef d’orchestre de la Société des Musiciens de Breslau.
