Le matin, nous allons au musée ; l’après-midi, nous passons en voiture par le Pausilippe ; c’est très beau ! L’agitation de la vie napolitaine plaît beaucoup à R. et c’est assurément la ville la plus vivante que l’on puisse s’imaginer, populaire et exubérante dans toute la force du terme. Du musée, je n’ai vu aujourd’hui que les statues antiques et les fresques. Impression de sublime gravité, quelque chose comme le repos de l’immortalité qui plane sur notre existence crispée. Dehors, on retrouve la réalité la plus vivante ; je pense beaucoup à cette Venise muette et pauvre où je me sentais chez moi.
Lundi 2 octobre. (2 octobre 1876)
Cosima Wagner Journaux
