Pas de répétition ; nous allons quand même au théâtre, R. veut parler avec M. Brandt du dernier tableau (l’entrée en scène de Wotan) et regarder encore les personnages dessinés par M. Döpler. Ceux-ci me déplaisent tout à fait, le goût de l’archéologue pour le jeu s’y manifeste au détriment des éléments tragiques et mythiques. Je voudrais que tout cela soit plus simple, plus primitif. Telles qu’elles sont, ces choses ne sont que simulacres. Le soir, nous avons quelques amis. Nous parlons de la nouvelle biographie de R. par Glasenapp[1] qui contient beaucoup de choses inexactes mais qui révèle une recherche étonnante des sour-ces. — Les répétitions au piano aboutissent au congé définitif que R. donne à M. Rubinstein qui vient encore une fois de confirmer les plus tristes qualités de sa race.
[1] Cette biographie écrite par Carl Friedrich Glasenapp (1847-1915) compta d’abord deux volumes (ler tome en 1876, 2″ en 1877) et en compta six lors de la dernière édition en 1911.
