#COUNTDOWN1876
Il y a 150 ans aujourd’hui
Le chemin vers le premier Festival de Bayreuth en notes de journal et en lettres.
La première Fête de Bayreuth eut lieu le 13 août 1876. Le chemin pour y parvenir est semé d’embûches, car les revers se succèdent. Cosima et Richard construisent un théâtre, une maison, récoltent des fonds et élèvent 5 enfants. Tous deux ont une correspondance abondante et Cosima écrit des notes dans son journal presque tous les jours …
Octobre 1876
Nous partons pour Sorrente ; quand nous partons, nous voyons des mendiants nager dans la mer ; parmi eux, un jeune se distingue par sa peau brune, sa beauté, sa vivacité, son agilité ; « on croirait qu'il sort directement de l'atelier de la nature », dit Richard ; il…
Voir plusJe retourne encore au musée, cette fois avec Boni pour lui faire voir certaines choses. R. vient me chercher, je lui montre l'Hercule Farnèse, puis nous allons en voiture au Mercato Cecchio; le soir, promenade sur la Chiaja. Sur le chemin du retour, un violoniste nous fait grand plaisir dans…
Voir plusJe retourne au musée où je reste jusqu'à midi. Après le déjeuner, nous allons en voiture à Capo di Monte et nous revenons par la rue Victor-Emmanuel. Le soir, San Carlino où nous voyons une pièce médiocre mais jouée avec beaucoup d'énergie mettant en scène un Polichinelle, marchand à la…
Voir plusLe matin, nous allons au musée ; l'après-midi, nous passons en voiture par le Pausilippe ; c'est très beau ! L'agitation de la vie napolitaine plaît beaucoup à R. et c'est assurément la ville la plus vivante que l'on puisse s'imaginer, populaire et exubérante dans toute la force du terme….
Voir plusR. et moi allons à Sorrente en passant par Castellamare pour trouver où nous loger; belle journée, perspectives magnifiques. Le soir, nous sommes de retour à Naples.
Voir plusSeptembre 1876
Nous nous reposons longtemps, puis nous faisons une petite promenade. L'après-midi, nous faisons la sieste, puis nous lisons (Sismondi) [1]. Le soir, promenade en mer puis sur la Chiaja. [1] Sismondi (1773-1842), économiste, historien franco-suisse, adversaire du libéralisme de Adam Smith; " Histoire des républiques italiennes du Moyen Age ",…
Voir plusNous sortons ce matin vers 9 heures et ne revenons qu'à 3 heures et demie, nous avons visité le musée, l'université, les églises et les palais. Les Francia nous plaisent beaucoup ; nous sommes plus justes au musée à l'égard de Domenichino[1] et nous n'admirons pas du tout Carracci[2]. Une merveilleuse madone…
Voir plusR. me donne la joie de m'accompagner à l'Académie des beaux-arts ; il est difficile de se séparer de ces choses divines, comme de Venise elle-même que nous quittons à 1 heure. Cette ville est triste, triste où tout ce qui est vivant semble une vermine étrangère à la ville elle-même,…
Voir plusNous allons très tôt ce matin voir l'église Saint-Jean et Saint-Paul que nous visitons en détail ainsi que le magnifique hôpital voisin; nous sommes étrangement et indiciblement émus par le spectacle des malades et par la beauté des salles! – – Nous allons ensuite au Gesuiti à cause du Saint…
Voir plusNous allons à pied voir Santa Maria dei Frari, qui nous fait grande impression [1] ; nous réfléchissons à ce que furent la Renaissance et le XVII° siècle, la première, d'après l'impression que je retire des tombeaux, avait plus le sens du momumental [1] mais moins de goût; dans l'ensemble,…
Voir plusBelle lettre du Roi, il a véritablement compris la pensée de Bayreuth ! — C'est notre plus grand succès ! Moins réjouissante, une lettre de Feustel qui nous annonce une dette totale d'environ 120 000 marks. R. et moi discutons de nos plans, de nos projets, des fatigues et des…
Voir plusNous faisons la connaissance de la comtesse Luise Voss [1]; nous allons avec elle au palais des Doges, nous nous enivrons de richesse et de beauté ; l'après-midi, nous allons en voiture au Lido, le soir, nous allons voir une pièce intitulée Parini qui ne nous plaît guère [2]. [1]…
Voir plusNous flânons dans les rues de Venise, nous allons voir un antiquaire; R. n'est pas très bien, l'air ne lui réussit pas. Le soir, nous allons au théâtre voir Nerone, une nouvelle pièce [2] faite avec plus de talent que celle du même nom de M. Willbrandt. Elle est fort…
Voir plusNous allons à Saint-Marc, l'exubérance du monument me plaît, car c'est la maison des pauvres. Je m'y sens plus à l'aise qu'à San Zeno ! L'air est divin. Je n'ai pas envie de penser mais de rêver !… Nous rencontrons Tesarini, le Corbo Bianco, un véritable Vénitien et premier wagnérien en…
Voir plusA 11 heures et demie, nous partons pour Venise où nous arrivons à 3 heures et demie. La première impression est celle d'une très grande beauté. Nous descendons à l'hôtel de l'Europe, promenade avec R. et les enfants sur la place San Marco. Nous dinons à 6 heures, ensuite, une…
Voir plusR. a eu une mauvaise nuit, mais il se sent mieux le matin. Je visite avec les enfants San Giovanni à Valle, San Nazareo e Celso, enfin la Madonna di Campagna. Je revois avec beaucoup de plaisir Santa Maria à Organo. R. va voir San Zeno. – – L'après-midi, nous…
Voir plusÀ 9 heures et demie, je pars en promenade avec les enfants, nous sommes de retour à 6 heures. Tout d'abord le musée, un Christ en croix très émouvant de Jacopo Bellini[1] , un portrait de Masaccio[2] et une Sainte Famille[3] de G. Bellini. Ensuite le Campo Santo, sans intérêt…
Voir plusR. et moi ainsi que les enfants sommes debout de bonne heure, Piazza dei Signori, Piazza d[elle] Erbe, les Arènes; enfin nous prenons un petit déjeuner a l'italiana sur les bords de l'Etsch. Nous sommes très gais. R. retourne à l'hôtel et je me promène, malheureusement avec le domestique que…
Voir plusNous passons par le Brenner. Nous saluons les montagnes qui m'ont offert leur abri, les Alpes qui consacrèrent ma vocation ; nous pensons aux adieux à Munich, au voyage de nuit avec Isolde et Eva sur mes bras toutes les deux. Nous nous souvenons et nous pleurons !… Nous arrivons…
Voir plusPréparatifs de voyage ; départ à 1 heure ; les enfants pleurent de se séparer des chiens ! Nous sommes à 8 heures à Munich, nous descendons à l'hôtel des Quatre-Saisons ; le personnel est grossier, il pleut ; mon châle prend feu, mes cheveux commencent à brûler, Schnappauf, le…
Voir plusNous avons nos copistes à déjeuner, dernier repas, très triste. On nous parle en mal de M. Brandt, de sa grossièreté que ne justifie pas son travail ; de sa fâcheuse mentalité au sujet de R., etc. R. en souffre beaucoup et défend son camarade autant qu'il le peut, mais…
Voir plusNous nous occupons de nos affaires et des préparatifs de voyage, R. veut partir avec armes et bagages en Italie. Beaucoup de courrier. R. et moi nous proposons de consacrer à partir de l'automne prochain toutes nos forces (matérielles et morales) à l'éducation des enfants. Construire une école, former des…
Voir plusDerniers adieux ; pour la première fois, repas des enfants ; je suis très fatiguée, je vais m'allonger. Belle journée d'automne. Les journées qui ont suivi le premier cycle ont été terribles, alors que le temps avait été favorable aux représentations elles-mêmes.
Voir plusIl ne reste plus que R. von Liechtenstein, Malwida, Gersdorff; nous déjeunons et passons la soirée avec eux. Ce matin, R. a eu une conférence avec le conseil d'administration, notre situation semble moins mauvaise que nous ne l'attendions et l'on compte pouvoir recommencer l'année prochaine.
Voir plusMon père s'en val Ensuite, dernière soirée, gaie et agréable, bien que sans musique ; le Roi demande s'il ne pourrait y avoir une quatrième série !…
Voir plusAdieux, dîner avec les Schleinitz, Malwida et quelques amis. Le soir, en petit comité, mon père nous joue merveilleusement la sonate 106 [1]. [1] Sonate en si bémol majeur de Beethoven.
Voir plusAoût 1876
Nombreux départs, mais il n'y en a pas moins beaucoup de monde à notre réception le soir ; beaucoup d'Anglais, entre autres un révérend d'apparence très jésuite qui déclare néanmoins qu'il est ravi.
Voir plusSiegfried et Le Crépuscule des dieux; ainsi donc et de la manière la plus étonnante, le programme aura été respecté; personne ne pensait que ce fût possible. A la fin, R. dit quelques mots, très beaux, au public et présente ses artistes en disant que c'est eux qui lui ont…
Voir plusLa Walkyrie se passe très bien, sauf pour M. Betz qui gâche volontairement et ouvertement son rôle; il éclate de rire lorsque, après des applaudissements, la plus grande partie du public réclame le silence pour pouvoir entendre. R. demande pour lui et M. Niemann l'ordre de Saint-Michel, ce que lui…
Voir plusR. est allé cette nuit chercher le Roi. Ce matin, visite du prince Georges. Le soir, L'Or du Rhin. Ensuite, chez Marie Dönhoff. Grande foule pour la troisième série, les mauvaises rumeurs ont eu le temps de s'apaiser. M. Betz est de plus en plus négligent.
Voir plusLes Français (MM. Laurent et Bovet, membres de l'orchestre) nous donnent un déjeuner à la fin d'une matinée chez Mme Eckert, le soir, nous donnons une réception pour les artistes; le prince R. von Liechtenstein n'assistera pas non plus à la troisième série, il est toujours malade.
Voir plusAnniversaire du Roi, diner chez le président du gouvernement ; le soir, Lusch nous quitte, elle retourne au pensionnat, ce qui me fait souffrir à bien des égards, le caractère de cette enfant m'inquiète beaucoup. Le soir, je ne vais pas chez Mimi qui, ici, me semble être pour moi…
Voir plusLe duc de Meiningen déjeune chez nous, il confère une décoration à Mme Materna ; le soir, grande réception chez nous, Saint-Saëns joue. Marie Dönhoff et sa mère, Mme Minghetti ; cette dernière est très douée.
Voir plusLa Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux se déroulent sans ennuis ; je n'assiste pas au premier acte de La Walkyrie parce que je suis trop fatiguée ; R. vient me chercher pour le second, parce qu'il ne peut supporter que je ne sois pas là.
Voir plusLe Roi nous envoie une lettre merveilleuse pour décrire ses impressions et annonce sa visite pour le troisième cycle. — Visite du duc de Meiningen avec sa femme. Le soir, L'Or du Rhin et la représentation est cette fois très bonne, sauf pour ce qui est de M. Betz qui…
Voir plusJuillet 1876
Joie de revoir Lusch qui a beaucoup grandi. Je fais quelques visites avec elle. Le soir, nous avons plusieurs invités. Entre-temps, grand sujet de colère pour R.; sans lui en faire part, le conseil d'administration annonce qu'il y aura une répétition publique à laquelle on pourra assister en payant 3…
Voir plusNombreuses contrariétés ; le palais ducal prend prétexte du logement que nous voulons donner à Mme von Schleinitz pour se conduire de manière grossière avec nous!… L'après-midi, répétition de L'Or du Rhin. – M. Niemann y assiste, " par grâce », comme je le lui dis en plaisantant. Nous restons…
Voir plusPas de répétition ; nous allons quand même au théâtre, R. veut parler avec M. Brandt du dernier tableau (l'entrée en scène de Wotan) et regarder encore les personnages dessinés par M. Döpler. Ceux-ci me déplaisent tout à fait, le goût de l'archéologue pour le jeu s'y manifeste au détriment…
Voir plusR. fait répéter ce matin Mme Materna, l'après-midi, répétition du troisième acte du Crépuscule des dieux avec l'orchestre, impression indescriptible! Le soir, dans la salle de restaurant des artistes, R. est très violent à l'égard des Brückner qui se sont exprimés avec maladresse (ils ne pouvaient quand même pas négliger…
Voir plusTout le Crépuscule des dieux!!! Unger est à nouveau en bonne santé; en revanche, nous avons des ennuis avec M. Kögel dans le rôle de Hagen, il est nerveux et finit par partir; négociations avec Scaria dont la vulgarité reste égale à elle-même. Notre caisse est dans une situation très…
Voir plusJuin 1876
Troisième acte de Siegfried dont s'occupe Richter, c'est très éprouvant pour lui ; ce matin, M. Kögel n'a pas été très bon dans le rôle de Hagen, ensuite répétition d'orchestre, le soir, corrections. M. Unger est toujours enroué ; M. Brandt est désespéré parce que les peintres Brückner le laissent en plan, l'ouvrier de Londres…
Voir plusJe n'ai toujours pas de gouvernante, ce qui ne fait que nous amuser parce que les enfants se conduisent très gentiment et nous les appelons nos Pestalozzi parce qu'ils font eux-mêmes leur propre éducation. R. a fait répéter ce matin M. Kögel, c'est très fatigant pour lui ; le soir, répétition du…
Voir plusÀ nouveau le deuxième acte de Siegfried et M. Unger est toujours enroué, ce qui est un obstacle à notre émotion. Le soir, R. et moi sommes très fatigués. Ennuis avec M. Kögel (dans le rôle de Hagen) ; Gura est choisi pour le rôle de Donner. — On dit que la…
Voir plusPremière répétition du deuxième acte de Siegfried, M. Unger est enroué, ce qui est véritablement attristant, presque inquiétant. L'acte n'en fait pas moins un effet merveilleux. Les décors sont extraordinairement beaux et M. Brandt a à nouveau fait sentir ses charmes. Vers midi, R. est triste en revenant à la…
Voir plusR. est très fatigué, l'abcès est toujours là ; il va quand même le soir à la répétition d'orchestre. M. Döpler se blesse de la vivacité de R. (tout manque encore, les accessoires, etc.). Le soir, R. l'apaise à sa manière si belle et qui n'appartient qu'à lui. Soirée au…
Voir plusR. est toujours très fatigué; il se plaint d'oublier la mémoire des noms, récemment il voulait appeler Wilhemj et il ne pouvait retrouver son nom. Il va à la deuxième répétition avec piano de Siegfried, après avoir surveillé le matin la répétition de l'orchestre (Richter connaît encore trop mal les…
Voir plusPremière répétition de Siegfried au piano ; M. Unger fait grand plaisir à R. qui me dit que c'est le seul qui ait appris quelque chose de lui. Premiers oiseaux migrateurs, la comtesse Usedom et sa fille. Le soir, R. et moi restons dans la salle où mangent les artistes.
Voir plusTroisième répétition de La Walkyrie, beaucoup de contrariétés et Mlle Scheffsky est presque impossible ! Nous restons en haut, R.et moi, la conversation lui rend un peu de gaieté. Projets au sujet de Mille Scheffsky…
Voir plusR. ne va pas plus mal, mais pas bien non plus, il vient avec moi en voiture à la répétition d'orchestre où il a beaucoup de choses à dire ! L'après-midi, deuxième répétition du troisième acte (La Walkyrie). La première a eu lieu hier et elle a bouleversé tous ceux…
Voir plusMai 1876
Répétition de Siegfried ; magnifique ! Unger est encore mieux que nous l'attendions, il fait un peu penser à Schnorr ! Nous sommes très heureux; un seul souci nous assombrit : serons-nous autorisés à ajourner le remboursement ? – – Le soir, nous sommes au théâtre, la plupart des musiciens…
Voir plusRépétition; Richter est là, il déjeune chez nous avec sa femme; la répétition où R. a montré en détail tout ce qu'il fallait faire l'a beaucoup fatigué, mais il reste satisfait de M. Unger. Après lerepas, R. se demande si dans L'Or du Rhin, au moment où il salue le…
Voir plusJe suis montée avec R. au théâtre l'une de ces journées, les échafaudages ont été enlevés, le coup d'œil que l'on a de la scène comme de la salle est sublime, cela donne tout de suite limpression d'un rêve; impression mélancolique et sublime! Comme l'esprit qui se manifeste ici a…
Voir plusIl fait à nouveau froid ; peu de nouvelles agréables, les peintres Brückner sont très en retard, on ne nous annonce que bien peu d'inscriptions nouvelles et notre ami Gross vient demander à R. d'écrire au Roi pour lui demander que les remboursements soient ajournés. R. le fait sans beaucoup…
Voir plusAnniversaire de R. ; mes petits cadeaux, des coupes de majolique avec des fleurs, un joli ours blanc lui font plaisir ; beaucoup de visites, beaucoup de télégrammes de vœux, dont un très beau du Roi. Le soir, nous inaugurons la salle où les artistes prendront leurs repas, R. y manifeste beaucoup de gaieté (il termine par une allocution : « Écoutez-moi, braves gens ! … »); les enfants y assistent, la vue des fenêtres est belle, le ciel est clair.
Voir plusJe vois toujours beaucoup Mme von Staff dont les enfants sont très gentils avec les miens; beaucoup de correspondance; R. a malheureusement de nombreuses contrariétés, plusieurs lettres de refus de la part de musiciens; des gens qui n'ont absolument rien fait demandent avec insistance des places gratuites.
Voir plusBoni riceve una lettera dall’Inghilterra, si dice che Hans non stia bene in America. Atmosfera molto cupa! Lettera a Loulou. Le ho posto davanti la sua strada: mi capirà?
Voir plusLa leçon de danse des enfants ramène la joie. Arrivée du jeune Brandt [1], il se plaint lui aussi; tout est en retard; les machines qui doivent permettre aux Pilles du Rhin de nager posent des problemes [2]. Le peintre Hoffmann réclame ses billets d'entrée, il doit les avoir dejà vendus !
Voir plusLe temps est très mauvais et tout est bien triste. Entre autres choses, M. Rubinstein se plaint de n'être pas admis aux répétitions qu'il voudrait accompagner, mais il s'est disputé avec tous les musiciens d'ici. R. en est très irrité. Les prétentions des chanteurs ne cessent par ailleurs de s'accroître.
Voir plusAvril 1876
Ennuyeux problèmes domestiques et je dois écrire toutes sortes de lettres. Je passe des heures calmes au jardin avec les petits, nous jouons au croquet, nous lisons Les Mille et Une Nuits; visite inattendue de l'ami Döpler avec ses maquettes pour la chevauchée des Walkyries, très belles. Nous passons une soirée…
Voir plusLes rumeurs au sujet de la guerre semblent dues au fait que les propriétaires du quotidien de Vienne ont besoin d'une baisse à la Bourse; — silence de M. Jauner. R. a une troisième répétition avec M. Unger; il est content de lui. L'après-midi, promenade avec R. Le soir, il me…
Voir plusUne journée véritablement infernale; le rangement des vêtements d'hiver qu'il faut protéger contre les mites révèle toutes les défectuosités de notre train de maison!… De plus le soir, une conférence qui apporte de tristes nouvelles, l'ami Feustel croit la guerre imminente, les rebelles auraient pris la forteresse de N. —…
Voir plusR. a reçu une lettre de Lili Lehmann, ils continuent tous de protester contre Mille Brandt qui d'ailleurs ne semble toujours pas accepter le rôle puisqu'elle n'a pas reçu de congé. Première répétition avec M. Unger, R. ne semble pas mécontent, sans être pourtant tout à fait satisfait. Leçons des…
Voir plusR. a reçu ce matin une lettre de Jauner en réponse à sa dépêche de dimanche. Il proteste, s'effraie de ce que dit R. des « dispositions hostiles de la direction de l'Opéra », mais il maintient ses conditions, c'est-à-dire donner une représentation de La Walkyrie en novembre avec son…
Voir plusRien de Hülsen, ni de Mme Mallinger, ni de Mme Scheffsky, ni de Jauner, ni de Mme Materna ! Nous sommes très inquiets !… R. écrit à Lili Lehmann son étonnement sur l'opinion générale au sujet de Mme Brandt, sur cette conception du jugement artistique, puisqu'on ne la critique que…
Voir plusR. écrit au conseiller Düfflipp pour demander des explications au sujet de ce télégramme si bref. — Ensuite, il télégraphie à Mme Materna, puisqu'il ne peut plus se fier désormais au directeur Jauner. Le soir, une lettre de Lili Lehmann, Mme von Voggenhuber est enceinte, tout comme madame Vogl !…..
Voir plusVers midi, alors que nous avons à notre table divers musiciens, nous recevons plusieurs dépêches; d'abord de M. Niemann recommandant pour le rôle de Sieglinde une demoiselle von Bretfeld dont tous nos invités disent qu'elle est impossible, ne serait-ce que par ses formesl Ensuite, une dépêche de M. Jauner qui…
Voir plusR. écrit à M. von Hülsen!… Sa lettre est grave et pressante, il espère qu'il gagnera sa cause. — Pour ma part, j'écris de nombreuses lettres à des gouvernantes anglaises. Le soir, Don Quichotte.
Voir plusMars 1876
R. a rêvé que je me jetais à l'eau et se réveille en pleurant et criant; cela m'étonne, car je n'ai jamais pensé autant à la mort, et surtout avec trouvons des choses très drôles sur la représentation de Tristan et Isolde autant de nostalgie. Le soir, nous lisons le…
Voir plusLoldi est malade, elle a pris froid; je partage mon temps entre elle et les leçons à donner aux enfants. R. ne va pas très bien.
Voir plusConférence au cours de laquelle le machiniste Brandt manifeste encore une fois toute sa supériorité; lui seul sait ce qu'il faut faire; le plafond qui ne peut plus être fait ici sera dessiné sur toile par les Brückner. Traduzione in italiano di Claudia Bilotti [© Claudia Bilotti | WAGNER Salon]…
Voir plusNous recevons des visites. On dit dans les journaux que R. serait nommé directeur général de la musique, qu'il vendrait son théâtre au Reich et qu'il reprendrait ensuite son projet de représentation du Faust! R. commente avec le maire la triste situation du théâtre. Nouvelles au sujet du succès de…
Voir plusJe m'occupe de la maison et je donne les leçons aux enfants. L'après-midi, nous montons au théâtre, nous sommes effrayés par l'état où en sont les choses, il semble impossible que tout soit prêt à temps… Le soir, nous lisons dans Don Quichotte la scène au cours de laquelle Sancho…
Voir plusCorrespondance ; dépêche de Eckert au sujet du grand succès de la seconde représentation. Le soir, M. Rubinstein, explications un peu vives !
Voir plusNous nous occupons de nos affaires ; R. a reçu une lettre du directeur musical Thomas [1] qui nous dit que le Comité des Dames de Philadelphie accepte les conditions pour la Marche et n'exprime qu'un seul souhait, que la Marche leur soit dédiée. M. Tribert télégraphie qu'il accepte avec…
Voir plusNous sommes à la maison à 1 heure, les enfants vont bien et sont gais. Grande fatigue. Nous nous couchons de bonne heure.
Voir plusVisites matinales, R. va chez Hülsen, le prince Georges, Bismarck et Helmholtz. Bucher prend le petit déjeuner avec nous. L'après-midi, visite du prince Georges, dîner d'adieu chez Mimi. L'empereur aurait déclaré que Tristan était une œuvre magnifique et la princesse s'y intéresse très sérieusement. Le soir, à 8 heures, nous…
Voir plusFévrier 1876
Nous partons à une heure et demie, de bonne humeur, le temps est doux; à Eger, on nous dit qu'il n'y a pas de correspondance et que nous devons passer la nuit ici ; cela nous fait véritablement plaisir, car nous recueillons de tous côtés des renseignements sur Bayreuth. Nous parlons…
Voir plusLa pauvre Brange est malade, elle a eu trois petits hier qui sont déjà morts ! Comme l'animal qui souffre en silence est supérieur à l'homme insatisfait qui se plaint !… (ça suffit comme ça!) [1]. Cette plaisanterie de R. nous fait rire, mais autrement nous n'avons guère de gaieté ; préparatifs pour le voyage.
Voir plusR. a eu une mauvaise nuit; il a lu les deux articles d'un certain M. Löffler sur Le Crépuscule des dieux publié dans le journal de Fritzsch ; ils sont très bons. – – R. m'a raconté récemment à table qu'il avait donné seulement 10 kreutzer à un pauvre homme…
Voir plusLa signora v. Schl. scrive che l’imperatore ha ordinato la rappresentazione del Tristan a beneficio del nostro teatro, il che non rende R. particolarmente felice: egli perde così i suoi tantième, e il modesto incasso non serve a molto. Lui lavora, io insegno e preparo il viaggio. La sera chiacchierata.
Voir plusR. a eu une mauvaise nuit à cause, pense-t-il, de l'incertitude nouvelle où il se trouve au sujet de Vienne; il travaille à sa partition, mais comme il n'a pas encore reçu de réponse d'Amérique, il n'a pas l'intention de trop se hâter. Il a l'impression d'être dans la même…
Voir plusR. a passé une bonne nuit, sans doute parce qu'il vient de décider de ne pas aller à Vienne. Le directeur Jauner télégraphie cependant que l'on n'enlèvera au chœur que le remboursement des frais et qu'il doit Parler de tout cela avec R. en personne. R. télégraphie le soir pour…
Voir plusCorrespondance avec le comité des fêtes musicales d'Aix-la-Chapelle qui se vante d'avoir joué en 1857 des compositions de R. et de s'être attiré ainsi bien des désagréments ; ils demandent en récompense monsieur Vogl pour début juin il… L'attitude de Vienne contrarie R. ; il est peu vraisemblable que nous…
Voir plusR. écrit à M. Jauner pour lui demander s'il ne faudrait pas repousser la représentation à plus tard, la situation étant bien mauvaise. — L'Allemagne, et plus précisément les gens de la classe moyenne, aurait perdu un milliard et demi ; les riches banquiers font semblant, dépensent moins par adresse,…
Voir plusOutre les leçons, je m'occupe de mon projet pour l'anniversaire de R. R. est très contrarié par une dépêche de M. Jauner annonçant que la moitié des recettes ainsi que le remboursement des frais doit revenir au théâtre et que les chœurs ne toucheront donc pour la représentation de Lohengrin…
Voir plusJanvier 1876
Je travaille avec les enfants ; R. me dicte sa biographie. R. a une conférence dans l'après-midi dont il revient très abattu. Il regarde comme une folie d'envisager sérieusement les représentations. Il n'y a encore que 488 membres fondateurs et les dépenses ne cessent d'augmenter, la presse nous est interdite…
Voir plusJournée consacrée à la correspondance, les enfants font ce qu'ils veulent ! J'ai écrit au prince Rudolf von Liechtenstein ; R. me dicte sa biographie. Le soir, nous avons nos amis de Bayreuth auxquels s'ajoute Mme von Staff. Traduzione in italiano di Claudia Bilotti [© Claudia Bilotti | WAGNER Salon] Revised…
Voir plusDictée de la biographie, leçons des enfants ; nous allons voir notre cher ami, le pauvre Schenk ; R. est contrarié. Lothar Bucher écrit de ne rien faire en ce moment, le prince est le seul homme sur lequel on puisse compter et il est malade en ce moment. —…
Voir plusDictée de la biographie ; mes yeux me font des ennuis ; bel aphorisme hindou: quiconque produit dans sa vie de belles œuvres a vaincu ses sens. Lettre de Hoffmann, rédacteur en chef de la Weser-Zeitung [1] qui nous dit que si l'on voulait attaquer de front la presse au…
Voir plusR. passe la journée a écrire au Roi, moi aux leçons des enfants et à mes affaires ; le soir, Don Quichotte. Traduzione in italiano di Claudia Bilotti [© Claudia Bilotti | WAGNER Salon] Revised English translation by Jo Cousins [© Jo Cousins | WAGNER Salon] Weiterführende Dokumente: Further Documents…
Voir plusR. ne se sent pas très bien; il est peu satisfait d'une lettre de M. Betz; on nous recommande Fricke [1] pour le rôle de Hagen ; le soir, bal chez le président du gouvernement !… Quand nous revenons à la maison, R. et moi passons une heure de douce intimité !…
Voir plusJournée de fatigue ; j'ai écrit hier à notre ami Bucher pour lui donner les raisons pour lesquelles nous ne nous adresserons pas au Reichstag et pour lui demander qu'aucune décision officielle ne soit prise avant notre séjour à Berlin en mars. — Le soir, nous lisons Henri IV. Traduzione…
Voir plusComme tous les jours: leçons, dictée de la biographie; je dois en plus débrouiller quelques affaires compliquées; le soir, nous terminons Richard II qui m'émeut tellement que je ne peux dormir de la nuit.
Voir plusDictée ; promenade, le soir, des visites ; symphonie de Haydn et le nouveau tableau de L'Anneau du Nibelung dans l'arrangement de Rubinstein. Traduzione in italiano di Claudia Bilotti [© Claudia Bilotti | WAGNER Salon] Revised English translation by Jo Cousins [© Jo Cousins | WAGNER Salon] Weiterführende Dokumente: Further…
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